KDD

KDD
biographie de KDD

K.D.D ou l'histoire d'une détermination sans faille qui conduit aujourd'hui ce groupe sans équivalent aucun, à incarner ce qu'aurait dû être l'histoire du hip-hop en France.
Une conscience toujours en mouvement et la volonté acharnée de ne pas se laisser défigurer par les dérives d'un libéralisme économique qui dénature les propos les plus intègres.
Pourtant l'histoire avait presque mal commencé puisque les K.D.D, après quelques errances créatives et une signature d'un contrat discographique chez Columbia presque sur le tard (1994), alors qu'ils n'avaient pas vingt ans, vont se retrouver bêtement assimilés à cette vague d'artistes néo-pop comme s'il s'agissait de stigmatiser une génération de groupes "rap yéyé" simplement là pour faire rougir d'aise les filles et assouvir les besoins de rentabilité de toute une partie de l'industrie du disque. "Big band K.D.D" fit tout de même rugir de plaisir tous ceux qui pensaient aussi que le rap n'était pas qu'affaire de poings levés vers le ciel de la revanche. Malheureusement, ils seront peu nombreux à aller au-delà de cette réjouissante première pierre de l'édifice qui offrait au grand jour du rap, un nouvel eldorado (Toulouse), et une philosophie de la double détente - une pour la danse ou l'énergie; l'autre pour l'engagement-.
Pourtant la proposition était largement admissible : opte pour le K et dans le labyrinthe de la pensée du groupe, la description de toute une réalité comme " strophe de petites guerres ". Heureusement, dés le début, il y aura la scène et son impitoyable force de révélateur, dans laquelle beaucoup de groupes de hip-hop vont se brûler les ailes. K.D.D est né de cette rage communicative où il est question de transformer toutes les frustrations et les colères en énergie positive. Très rapidement ils seront considérés sur ce terrain comme des leaders pouvant imposer le très intense "Sankala" ou "Rien ne m'inspire" et se donner des gages pour un avenir meilleur.
Mais la meilleure façon de revenir était dans un premier de temps de faire semblant de mourir. Ce qui signifiait en fait se taire afin de mieux opérer une mutation réussie. Laisser la porte ouverte à ceux qui pouvaient se sentir à l'étroit dans l'histoire, et donner la chance à chacun de s'exprimer sous le sceau de la prise de confiance. K comme Kartel avec la volonté cette fois de resserrer encore les liens de ce collectif où chacun va prendre la mesure de ses responsabilités.
De cette "Galaxie de glace" sortira le deuxième opus du groupe, avec à la clé une vraie "Résurrection". Le top 50 est soudain le singulier terrain d'une remise à l'ordre des priorités dans la marche du monde, avec le bouleversant "Une princesse est morte", perle de conscience dans un chapelet de brûlots où la dénonciation primaire n'est jamais de mise. Si le soleil donne la même couleur aux gens, il offre aussi une vision du monde où le manichéisme - la fracture sociale ?- est dépassée pour un autre chemin, celui de la vigilance et de la concorde, malgré tout...
Un chemin qui conduit vers un premier disque d'argent (plus de 60 000 exemplaires vendus) et la reconnaissance enfin avouée de tous les pères de la hip-hop nation.
Mais rien n'est assez beau pour les toulousains qui ont fait du respect d'autrui une valeur fondamentale dans la conduite de leurs réflexions créatives. La ville rose est leur berceau de naissance. Ils y restent, grandissent, aiment et pour certains fondent une famille agrandissant ainsi l'architecture du Kartel de la foi. Il faut entrer dans un nouveau siècle avec le soucis encore plus marqué de se démarquer. K.D.D. ne fait pas dans la pose. Comprenez qu'il faut aussi surprendre avec d'autres arguments que sa propre maturité.
Troisième album et nouveau défi. Le son est sec mais lourd... de sens : "Une couleur de plus au drapeau" Seul morceau à la production épique et flamboyante, il permet d'entrée de jeu de constater que le flow des Toulousains s'est encore amélioré. Les mots claquent avec la précision d'uppercuts au service de l'idée bien plus que de la rime ; les featuring sont rares mais précis - le 113 et Don Choa-: "Artifices" et "Ghetto cocaïne", car les rencontres et les défis pour épater la galerie, sont devenus trop systématiques pour être honnêtes; l'émotion enfin toujours plus forte, sans fard et surtout pas antinomique avec un genre musical qui n'aime guère voire les hommes pleurer : "le geste", "Neuf mois"... Nouveau disque entièrement conçu à Toulouse (studio Polygone) et qui est l'occasion de confirmer la profondeur d'une aventure humaine loin des règlements de compte d'un milieu gangrené par le cancer de l'ambition et de l'argent facile.
Daniel Camara (Dadou), griot Toulousain qui porte la sagesse en sautoir et la connaissance en porte drapeau; Alexandre Varela Da Veiga(Diesel), roseau qui plie mais ne rompt pas et qui va peu à peu forger une école de son sans autre référant que lui même, Lindsay Barret sorte de coloriste de la musique, Gauguin du rap et scratcheur de l'utile, Herman Azaud dont la voix ouvre de nouvelles brèches et Robert Hovor sorte de troisième oeil qui va s'attacher à réaliser la cohérence d'un projet où chaque titre se devait d'être différent. Aidé en cela par la maestria et l'esprit d'ouverture de Tommy Uzzo (Method Man, Red Man mais aussi Michaèl Jackson, Mariah Carey...) qui va mixer l'album, les K.D.D. font ainsi oeuvre de salut public.
Un album comme un geste, un vrai, pour tous ceux qui attendent encore et toujours la lumière des justes, et ainsi, bâtir une fondation solide pour affronter un siècle d'inconnus.


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# Posté le dimanche 12 février 2006 09:46

Modifié le lundi 13 février 2006 16:12

kery james

kery james
biographie KERYJAMES

Héraut d'un rap hardcore enragé dans les années 90 avec son groupe Ideal J, Kery James a radicalement changé de registre après le décès d'un ami en se convertissant à l'islam. Le rappeur apaisé prône en solo des valeurs d'amour et de respect. Aujourd'hui, il tente de défendre sa religion à travers la musique et s'engage avec citoyenneté dans la société.

Alix Mathurin, alias Kery James, est né en Guadeloupe le 28 décembre 1977 de parents d'origine haïtienne. Il passe les sept premières années de sa vie auprès de sa mère sur son île natale. Mais son père, qui nourrit de hautes ambitions pour ses enfants, décide de l'envoyer avec sa soeur en pension en France, afin qu'ils reçoivent une bonne éducation. Kery débarque donc en métropole en octobre 1985. Après quelque temps passé au pensionnat, sa mère, venue s'installer en France entre temps, réussit à les récupérer. Kery découvre alors son nouveau foyer : une pièce d'environ 30m² située dans un pavillon d'Orly, en banlieue parisienne. L'adaptation est difficile et l'adolescent se laisse rapidement entraîner par la rue ; c'est là qu'il découvre le rap.

Les débuts fracassants d' Ideal J.

A 11 ans, le jeune Kery se fait remarquer à la MJC d'Orly pour ses talents d'auteur, de danseur et de rappeur. Deux ans plus tard, il crée avec ses amis Harry et Teddy le groupe Ideal Junior, plus connu sous le nom d' Ideal J, baptisé ainsi en raison de leur jeune âge. Leur verve acerbe et provocante ne passe pas inaperçu dans le petit monde du rap français, et un producteur décide alors de les prendre sous son aile. En 1992, Ideal J sort ainsi son premier maxi intitulé "La vie est brutale", sur lequel Kery fait montre de ses talents de rappeur.

La même année, DJ Medhi - figure aujourd'hui reconnue dans le milieu du rap et de l'électro - rejoint la formation; c'est lui qui compose désormais tous les instrumentaux du groupe. Mais en 1993, les rappeurs se brouillent avec leur producteur et la sortie de leur premier album se retrouve bloquée pendant trois ans. "Original MC sur une nouvelle mission" sort donc en 1996, mais c'est avec "Le combat continue" en 1998 que le groupe connaît la consécration. Considéré par beaucoup comme l'un des groupes de rap les plus hardcore de l'époque, les textes incisifs d' Ideal J font couler beaucoup d'encre. Kery James se place en agitateur virulent, prônant la rébellion contre l'état français et flirtant parfois avec un certain extrémisme. Pris dans l'engrenage de la rue et de ses vices, le rappeur manque de peu de basculer du mauvais côté. Mais en 1999, l'assassinat tragique d'un de ses meilleurs amis lui fait l'effet d'un électrochoc: il réalise subitement qu'il aurait pu être à sa place. Kery James décide alors d'a
rrêter le rap et trouve refuge dans la religion.

Le "rappeur repenti"

A l'instar de nombreuse stars du rap américain, Kery James choisit de se convertir à l'islam. Alix devenu Ali, change alors radicalement de vie et de discours en s'investissant pleinement dans la pratique et l'étude de la religion musulmane. Entre temps, ses proches sont parvenus à le convaincre de revenir sur sa décision d'abandonner la musique. Maintes fois repoussé, son premier album solo intitulé "Si c'était à refaire" sort en octobre 2001. Fortement influencé par les valeurs prônées par le Coran, ses textes n'ont plus rien à voir avec les brûlots provocateurs d' Ideal J. Kery James prend même à contre-pied le discours rap habituel et tous ses clichés en cassant les mythes de l'argent facile et de la violence. Le jeune "sauvageon" d'Orly a mûri et regrette ses erreurs passées. Ses chansons délivrent désormais des messages d'amour, de paix et de respect. Celui que les médias surnomment le "rappeur repenti" dénote dans le paysage rapologique français. "Si c'était à refaire" est très bien accueilli par le p
ublic et la critique et se devient même disque d'or (100.000 exemplaires vendus) en à peine quelques semaines.

Attiré depuis quelque temps par la composition, Kery James a profité de l'occasion pour écrire lui-même la plupart des musiques de son album, en prenant bien soin de n'utiliser aucun instrument à vent ou à cordes, en respect d'un commandement religieux. Sur scène, le rappeur s'entoure d'un véritable orchestre acoustique (le James Band), chose rare dans le hip hop. Après être monté sur les planches du mythique Olympia à Paris en mars 2002, Kery clôt le plus grand rassemblent rap / r'n'b jamais organisé en France: Urban Peace au Stade de France le 21 septembre 2002.

Cependant, ces choix et ses prises de positions artistiques, guidées par la pratique d'un islam orthodoxe, dérangent sa maison de disques qui décide malgré son succès, de ne pas le suivre sur son nouveau projet discographique.

Son engagement religieux et citoyen

C'est donc sur le label indépendant Naïve que sort en avril 2004 son nouveau disque intitulé "Savoir et vivre ensemble". Profondément affecté par la vague d'attentats sans précédent perpétrés dans le monde entier par des terroristes se réclamant de l'islam, Kery James a souhaité à travers la musique redonner à sa religion le visage qu'elle mérite: celui de la paix, de la fraternité et de la tolérance. Son second disque prend donc la forme d'une compilation réunissant des artistes de tous bords et de toutes confessions, mobilisés pour faire passer le message. Tous les grands noms de la scène rap française ont d'ailleurs répondu présent: Kool Shen, Passi, Diam's, Disiz La Peste, Rim'K du 113, et bien d'autres, se partagent le micro sur des morceaux de rap ou de musiques traditionnelles. Une partie des bénéfices de ce projet est reversée pour la construction d'un centre culturel ouvert à tous, et dans lequel sera dispensé un enseignement religieux loin de tout extrémisme. Mais pour ne pas se limiter à une actio
n strictement religieuse, Kery James a tenu à ce qu'une autre part des bénéfices soit offerte à une association menant une action sociale ou médicale en France, en l'occurrence Combattre et Vivre son Handicap à Gennevilliers, liée au réseau Handisport.

Un retour explosif

Après la sortie de "Si c'était à refaire", Kery James avait laissé entendre qu'il allait rapidement raccrocher le micro. Il semble pourtant que le rappeur ait retrouvé le plaisir de faire rimer les mots puisqu'il sort en avril 2005 un nouvel album intitulé "Ma vérité". A l'écoute du disque, on se rend tout de suite compte que Kery a retrouvé sa verve d'autrefois. Les instruments acoustiques font place aux synthétiseurs et à de gros sons bien lourds. Le MC, qui se définit lui-même comme "Militant et Conscient", a mis de côté son côté moralisateur pour revenir vers des textes incisifs et sans concession qui n'épargnent personne. "Je n'avais pas envie que l'on m'enferme dans la case du rappeur musulman qui est là pour prêcher" confie-t-il. "Je ne suis pas toujours en boubou chez moi, assis en tailleur dans le noir. Je suis un artiste, je fais de la musique, j'ai des revendications sociales et j'ai aussi un regard critique sur le monde et la société". Avec "Ma vérité", Kery James s'éloigne donc de la religion et
établit la symbiose parfaite entre la violence d' Ideal J et la sagesse de son premier album solo. Sans doute l'un de ses meilleurs disques.

Que de chemin parcouru pour celui qui chantait à ses débuts: "Chacun pour soi, Dieu pour tous comme ça t'es fixé".


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# Posté le dimanche 12 février 2006 09:58

Modifié le lundi 13 février 2006 16:13

lord kossity

lord kossity
LORD KOSSITY

Lord Kossity a passé son enfance en banlieue parisienne avant de partir aux Antilles avec sa famille, il a alors 11 ans. Il grandit dans la chaleur de la Martinique et débute avec son cousin Dr G-Kill au début des années 90 dans le groupe CONTRAST dans lequel il rappe. Il va progressivement venir au ragga et fréquenter assidûment l'école des sounds systems avant de monter l'Acetone Sound System. Il va trouver son pseudo grâce à un court-métrage africain dans lequel il joue un personnage nommé Kossi, d'où Lord Kossit(hierr)y. Aux Antilles il travaille, entre autre pour les médias locaux et va en 1993 réaliser un disque qui sera un succès. Il quitte les Antilles et revient à Paris où il continue de fréquenter les sounds systems. Comme il le dit : « Je n'arrive pas comme un imposteur dans ce milieu », on le voit au Stand Tall Sound System, ou chez Ragga Dub. Il sort un « One Man Show » en 1996 qui passe inaperçu. A force de traîner dans les soirées, il fait des rencontres et va intégrer le collectif hip hop Boo
gotop. Puis, en 1997, on lui présente Joey Starr qui va lui donner le meilleur tremplin vers la gloire : sa benz !
Morceau énorme du hip hop français, aux côtés des pointures incontestables du hip hop français, « Ma Benz » sort en 1998 sur l'album « NTM ». Lord Ko est servi, il explose au grand jour ! Ce featuring lui assure un avenir prometteur...dans le hip hop ! Mais Lord Ko c'est d'abord le dancehall et il le revendique même s'il apprécie les instrus hip hop. Il sort son premier album en France en 1998 «Versastyle ». On retrouve, invités sur cet album, Daddy Mory et Joey Starr. Mais il ne se vendra qu'à quelques 20 000 exemplaires. Lord Kossity continue de travailler avec BOSS et IV My People (IV My People) et participe à de bons morceaux qui restent bien ancrés dans le hip hop. Il part en tournée avec IV My People et fait de nombreuses apparitions dans le milieu. En 2000, il s'impose seul avec son single ravageur « Morenas » tiré de l'album « Everlord » produit par Clive Hunt entre autre, enregistré entre la France et la Jamaïque. Là-bas, Lord Kossity va rencontrer ses idoles et croiser, devant la porte de Tuff Gong
ou lors de séances de dubplates, des artistes comme Vegas, Sean Paul, Goofy, Red Rat, le Scare Dem Crew, Norris Man, Innocent Crew...Bref, c'est aux côtés des meilleurs du genre qu'il va chercher les vibes et il gagne en crédibilité dancehall et on commence à moins l'associer systématiquement au rap. Quand on voit sa discographie on voit qu'il est présent régulièrement sur des compils de rap français ou de musiques des Antilles. En 2001, il sort un nouveau hit en combinaison avec Jacky Brown des Neg'Marrons « Gladiator », on trouve ce titre sur la compilation d'Hostile Records « Première Classe 2 ». Seul petit hic, Lord Ko n'a pas (comme il le chante) choisi un adversaire à sa portée...sans vouloir faire le fouille-merde, je me souviens d'un vrai clash Live dans les locaux de Skyrock à l'émission « Couvre-feu » de Jacky où The Lord a eu du mal à se montrer et a surtout eu du mal à se défendre ce soir là ?! Contre-performance ! En 2001, il signe son troisième album « The Real Don » orienté plus largement ver
s la musique antillaise. Il va cartonner avec le single « Pum Pum »...et ouais, c'est un romantique le Lord Ko, entre Pum Pum et Morenas on a bien compris qu'il kiffait les meufs ! Le pire c'est que pour son dernier album « Koss City », le hit qui l'accompagne c'est « Na na na » qui reste dans la même...thématique ! Dancehall oblige, les thèmes sont limités mais il le fait bien, il a surtout cette putain de voix de rude boy ! Pour ce qui est des textes, il se spécialise en égo-ero-trip mais le groove est là, l'influence des dubplates jamaïcains est toujours sous-jacente. Il insiste pour appartenir à ces circuits de diffusion underground. Il a pu, en Jamaïque, sortir un titre sur le label de Red Rose : « How yu fi sey dat » enregistré à Tuff Gong ainsi que le titre « Ghetto Youth Rise » avec Red Rose et Anthony Malvo. De plus, dans la tradition jamaïcaine, trois de ces albums sont sortis
En vinyl auxquels s'ajoutent deux maxis. Lord Ko fut l'un des premiers à utiliser le concept de mixtape dans le dancehall en France. Son album « Koss City » sort en 2002, on y trouve des featurings de Matt (Murda Dem), Doc Gyneco (Gunshot). Lord Kossity revient finalement au hip hop de ses débuts pour nous donner un album rap efficace, accompagné du flow qu'on lui connaît, il participe aux expériences du BOSS avec le titre « Tout c'que t'as » dans lequel il reprend les lyrics du vieux clash. Un clip magnifique (comédienne hors-pair !) a été tourné pour ce titre et ils auraient eu tort de se priver....OK il parle beaucoup de meufs mais il s'y connaît en meufs ! En 2003, il sort l'album « El Indio » que j'apprécie plus que les autres. Il reprend les meilleurs riddims dancehall du moment, malheureusement, cet album n'est pour l'instant sorti qu'aux Antilles (je ne comprends pas bien pourquoi ?!). Il a déjà fait beaucoup mais jusqu'où ira Lord Kossity ?
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# Posté le lundi 13 février 2006 06:59

sinik

sinik
biographie de sinik


Né le 26 Juin 1980, SINIK est celui que beaucoup considère comme le EMINEM Français. D'étranges similitudes le rapproche du rappeur américain : un passé agité, une forte personnalité et beaucoup de charisme, et par-dessus tout cette rage et cette souffrance dans ses paroles qui trahissent une enfance douloureuse.

Ce n'est pas un coup de Marketing mais la rue qui tire l'enfant des Ulis vers le haut. 1.m 90, les yeux verts mais le regard froid, SINIK est malgré un physique impressionnant plein d'humilité et attentif. Mais une fois devant le micro, l'émotion prend le contrôle et l'atmosphère s'enflamme dans un silence de mort qui accompagne ces rimes. Impossible de décrocher lorsque SINIK exprime avec une étrange pertinence et avec fidélité ce que l'on pense très fort ou tout bas, ce que l'on vit, ce que l'on fait officiellement ou en cachette, ce qui nous fait souffrir, ce qui nous fait rire, ce qui nous fait peur... Il traduit avec une approche unique et bien à lui notre environnement, les dits et les non dits, le mal être de ma génération qui se cherche et qui peine à trouver sa place.

Toujours bien entouré mais toujours seul dans le fond, il n'a jamais pu s'intégrer dans un groupe parce qu'il est fait pour avancer en solo. Comme il dit ironiquement, « j'ai appris à faire rimer la solitude et la solidité » Il a beaucoup tourné avec DIAMS avec qui il partage plus que des relations professionnels. C'est en tant que frère et soeur qu'ils ont fait un bout de chemin ensemble. Malgré des directions différentes, ils restent très proches et DIAMS surveille avec un ½il attentif sa carrière et participe activement à la sortie de son album.

Après deux maxis bien accueillis par la rue et remerciés par des niveaux de ventes Flatteurs, SINIK s'investit dans la sortie d'un Album apparemment très personnel dans les paroles et entourés de très bons compositeurs. La maturité des propos et l'émotion seront sans aucun doute les points forts de ce projet. ZOXEA le King de Boulogne en personne a pris en main toute la partie réalisation artistique. C'est la cerise sur le gâteau lorsque l'on connaît le talent et l'oreille du membre des SAGES POETES DE LA RUE.

La sortie serait prévue pour Mars 2004 mais au fond c'est le public qui décidera... Je lui souhaite de connaître une carrière comme celle d' EMINEM à l'échelle française parce que l'on a besoin de gens qui nous représente dignement auprès de ceux qui méprisent ou sous estiment la culture et les convictions de la jeunesse en France et ailleurs par ce qu'elle est différente de la leurs. Nos grands parents ont eu Mai 1968 par leurs enfants, faisons de Mars 2004 un point marquant de la reconnaissance de notre culture par nos aînés.


sites officiel de sinik:

# Posté le lundi 13 février 2006 07:01

Modifié le lundi 13 février 2006 16:15

assassin

assassin
assassin

Comme de nombreux groupes de rap, les membres d'Assassin se sont retrouvés au milieu des années 80, parmi tous ceux qui ont assisté et participé aux prémices de la culture hip hop, du tag, au rap en passant par la breakdance... Chaque week-end, un certain nombre d'entre eux se retrouvaient aux portes de Paris et organisaient des fêtes underground sur l'exemple de leur grand frère américain Grandmaster Flash.

Assassin commence à prendre forme en 85 après la rencontre entre Solo plutôt inspiré par la break dance et Rockin'Squat, tourné vers le tag. Basés dans le XVIIIème arrondissement de Paris, ils ne sont pas très loin de leurs homologues Joey Starr et Kool Shen, futurs NTM, avec lesquels ils commencent d'ailleurs à rapper.

Avec un troisième larron, DJ Clyde, Assassin va concocter en 89, un titre à paraître sur une compilation consacrée au rap français. "La Formule secrète" sort sur "Rapatitude" en 90 avec tout ce que le rap, le hip hop et le ragga français connaissent de nouveaux talents : Tonton David, Dee Nasty ou NTM, entre autres.

Un an plus tard, c'est Doctor L. qui rejoint Assassin et devient le concepteur sonore du groupe. Un premier maxi sort quelques mois après intitulé "Note mon nom sur ta liste". Au fur et à mesure, la nature même du posse semble se révéler : attitude intransigeante, textes percutants et sans détours (vite catalogués hardcore), refus du système commercial, dénonciation des inégalités, etc. Il est donc difficile dans ces conditions de passer sur les antennes, quelles qu'elles soient. C'est sans l'aide des médias que sort le premier album d'Assassin en 92, "Le futur, que nous réserve t'il ?", au son oppressant et sans concession. Il rencontre un succès d'estime dans le milieu du rap underground.

1995 : année charnière

Il faut attendre juin 95 pour voir le posse de nouveau sur le pont. Outre sa participation à la bande originale du film de Jean-François Richet "Etat des lieux" dont le thème principal est la banlieue, Assassin revient avec un nouvel album intitulé "l'Homicide volontaire". Au terme de huit mois de conceptualisation, c'est à Los Angeles qu'il est enregistré et mixé. Plus inspiré par d'autres genres musicaux comme la soul, le funk ou le ragga, cet opus est musicalement plus ouvert. Le premier simple s'intitule "l'Odyssée suit son cours" suivi par le très percutant "l'Etat assassine" (sur les violences policières) qui figure aussi sur le disque "la Haine", compilation rap sortie en même temps que le film du même nom, deuxième long-métrage du cinéaste Mathieu Kassovitz. L'année 1995 marque aussi le départ du groupe de Doctor L., qui va désormais explorer le vaste champ des musiques électroniques.

Plusieurs maxis vont suivre dont le titre "Undaground connexion" enregistré avec le rappeur freestyle new-yorkais de Supernatural. En octobre 96, Assassin sort un maxi 5 titres avec "Ecrire contre l'oubli" qui clôturait l'album précédent. Le groupe assure une tournée française, l'Homicide tour.

2000 : fin de siècle et fin de tournée

DJ Clyde et Solo ayant quitté le navire, Assassin se recentre sur Rockin'Squat et maître Madj. Entre 98 et 2000, le groupe sort trois maxi en vue d'un prochain album : "Sérieux dans nos affaires", "Classik" et "Esclave 2000". Il faut attendre mars 2000 pour voir l'arrivée du nouvel opus d'Assassin, "Touche d'espoir". Les compositions sont signées par DJ Medhi, Sulee B., Da Wan, Frank Delour et de nombreux autres. Assassin se voit quasiment transformer en chef de file des rappeurs underground.

Après une longue tournée 2000, le groupe monte une ultime fois sur scène le 18 décembre à l'Elysée-Montmartre, entouré de nombreux invités. Ils montent cependant sur scène le 1er juin 2001 à l'Olympia, soirée au cours de laquelle est enregistré un album live qui sort le 28 mai 2002.

Peu enclin aux grandes déclarations médiatiques, ce groupe casé depuis le temps, dans la catégorie old school, est en passe de devenir une référence dans le milieu du hip hop français, version rap hardcore.


sites officiel du crew assassin:
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# Posté le lundi 13 février 2006 07:02

Modifié le lundi 13 février 2006 16:18